Ah le "pouvoir d'achat"... Ce terme magique qu'on entend à tout bout de champ en même temps que "prix du baril de pétrole", "cours de l'Euro face au Dollar" et autres "prévisions de croissance... Bref, que des mots qui font rêver... Ou plutôt qui font survivre quand on voit la situation de certains... Alors prions mes frères et soeurs, écartelons des poulets vivants et allumons des cierges ! Tout ça bien entendu en écoutant THE SONG de la chanson du dimanche "Le pouvoir d'achat"...
http://www.lachansondudimanche.com/
Pour conclure, la petite phrase du jour d'un certain Desproges (en rapport avec le sujet du jour, of course...) :
"Il faut mépriser l'argent, surtout la petite monnaie."
Sur ce, bonnes soldes;-)
- Le projet de loi sur le pouvoir d'achat vient d'être adopté aujourd'hui avec des mesures sur l'encadrement des loyers, le déblocage de la participation, le rachat de RTT, les heures supplémentaires et le retour sur scène de Khaled !
- Maintenant c'est bon, on va arrêter les conneries… Hier, c'était
- Attends, Jean-Pierre, « Aïcha » c'est Goldman qui l'a écrite cette chanson, et comme ce mec (attention jeu de mot) transforme tout ce qu'il touche en or, ça ne peut que relancer le pouvoir d'achat…
- C'est bon, y'a déjà les restos du cœur, on va pas non plus faire les Mac do du portefeuille…
- Tu sais, c'est un vrai problème aujourd'hui, le pouvoir d'achat…
- Je sais, y'a qu'à voir combien coûte un café au comptoir…
- Dans ce cas faut arrêter de boire des cafés…
- C'est ça, déjà qu'on n'a plus le droit de fumer…
- Non, je sais ce qu'il faut faire…
- Quoi ?
- Devine…
- Je donne ma langue au pouvoir d'achat…
- Faut investir en bourse…
- Pour finir comme l'autre trader à
- Ben au moins en taule, tu dépenses rien…
- C'est ça, t'as qu'à arrêter de vivre pendant que t'y es, tu feras aussi des économies…
- Ah ouais, tiens, pas con…
- Non, ce qu'il faut faire, c'est se laisser pousser les cheveux, mettre des lunettes de soleil et s'exiler aux States…
- Qu'est-ce que tu racontes ?
- Ben ouais, regarde Polnareff, c'est le chanteur qui a le plus gagné d'argent en 2007 : 5,7 millions d'euros !!!!
- ça donne envie de chanter Marylou….
- GoOOOOOOOOOOOOodbye MaryloOOOOOOOOOOu, GoOOOOOOOOOOodbye...
- Alors c'est ça, on peut mettre dans le même panier
- Jean-Pierre, maintenant tu te calmes et tu me laisses t'expliquer… Je ne vais pas te faire un dessin (enfin si, quand même), mais voilà, en gros, c'est ça : les « Subprimes » sont des crédits à haut risque qui concernent surtout l'immobilier (prêts hypothécaires). Ils ont été accordés aux États-Unis à une clientèle peu solvable, sur la base d'une majoration du taux d'intérêt (« prime » appliquée à un emprunteur dont la solvabilité est « en dessous » d'un certain seuil) censée compenser les risques pris par le prêteur. Ces prêts étaient majoritairement accordés à des conditions de taux d'intérêt variables, seuls les intérêts étant remboursés (la revente du bien dans le futur permettant de rembourser le capital). Seulement voilà, le double mouvement de baisse des prix de l'immobilier aux États-Unis (dégonflement de la bulle immobilière) à partir de 2006 et de remontée des taux d'intérêt a conduit au défaut de paiement de nombreux emprunteurs, et donc à la mise en situation de faillite, ou de quasi-faillite, des établissements spécialisés aux États-Unis. D'autant que les prix des habitations étaient tombés sous la valeur de garantie. La saisie des logements ne permettaient donc pas de pouvoir rembourser les différents organismes et a conduit à la faillite en masse de plusieurs entreprises de prêts hypothécaires à risque (les biens saisis ne valant plus le prix initialement investi), ce qui a conduit à l'effondrement du prix des actions de l'industrie du crédit, du fait de l'investissement dans ces « Subprimes », et par voie de conséquence (encore le fameux battement d'aile de papillon…) à une crise financière.
- Waouuuu tu veux me flinguer la journée avec tes explications !?! De toutes façons, tous des pourris que je te dis… C'est plus ce que c'était, pffffff… D'mon temps, y'avait d'l'honneur, des duels, mais là, rien du tout !! Nakache et compagnie… Qu'du vent, du virtuel, sans responsables… Tout fout le camp, j'te l'dis, d'ailleurs moi aussi j'vais foutre le camp…
- Non, Jean-Pierre, reste… Il reste
- Et qui me dit qu'il ne fait pas partie des Subprimes ?
- Ben… Euh… Y'a eu des castings, z'ont dû vérifier la solidité des chanteurs, et puis y'a sûrement des cautions derrière…
- Tu parles, c'est encore le public qui vote qui se fait avoir… On surtaxe les appels, donc c'est des subprimes !!!
- Arrête, y'a plein de stars qui viennent : Johnny, Voulzy, Pagny…
- Mais ouais c'est ça, que des noms qui finissent en « Y », comme un certain… Moi j'te l'dis, c'est un complot, on nous fait chanter… Enfin non, au contraire, on nous fait pas chanter justement. La preuve : pourquoi moi j'suis pas invité ?
- Peut-être parce que tu sais pas chanter…
- Attends, tu vas voir… J'AURAIS VOULU ETRE UN TRADEEEEEEEEEEEEEEERRRRRRRRRRR…POUR POUVOIR PERDRE DES MILLIARRRRRDDDDDSSSSSSS… SUR LE CAAAAAAACCCCCC OU
Jo-Wilfried Tsonga a perdu en 4 sets la finale des internationaux de Melbourne, mais ce n'est rien comparé aux 5 milliards que Jérôme Kerviel est censé avoir fait perdre à
Quand la direction a découvert toutes les positions prises par l'ancien trader (à cause d'une simple opération qui est finalement passé au crible du contrôle), ils ont tout de suite cherché à les déboucler (en d'autres termes à les liquider ou les fermer) alors que les bourses avaient fortement chuté (notamment le DAX allemand ayant perdu 600 points entre le début de l'année et le 18 janvier), d'où les 5 milliards de pertes. En même temps, devant l'ampleur des montants engagés, cela aurait peut-être été pire s'ils avaient attendu un moment plus opportun en raison du discrédit de la banque (risque alors d'une vente massive des titres).
La question est de savoir comment Jérôme Kerviel a pu dissimuler tout ça, sachant qu'il y a, comme dans toute banque, des services de contrôle extrêmement pointus. Apparemment, il aurait passé des opérations fictives dans le sens inverse de celles réelles, ce qui aurait permis de les annuler et donc de ne rien voir dans les systèmes internes. Reste le problème des règlements-livraisons : quand on achète ou on vend, il y a bien un moment où il y a un échange réel de titres entre les contreparties (même si, sur les marchés à terme, il n'y a que des appels de marge, c'est-à-dire des règlements en cours de route sur une partie de la transaction jusqu'à sa liquidation finale à échéance). C'est là qu'on évoque des complicités, mais bon, quand on voit la rapidité avec laquelle certains ont déchiffré le code de l'i-phone pour aller vers un autre opérateur, on se dit que tout est possible et que - je m'égare un peu - ça vaudrait parfois mieux de conserver ses données persos en les gravant sur des pierres (granite ou marbre, au choix) comme à l'époque de la civilisation des pharaons (ses papyrus, ses hiéroglyphes, ses sarcophages).
En fait, la vraie question est de savoir si on ne nous prend tout simplement pas pour des cons (cf. article précédent) en essayant de nous faire gober qu'un seul type aurait pu jouer en bourse – et sans que personne ne voit rien - l'équivalent de la capitalisation boursière de la quatrième banque française. Bref, de savoir si tout ça n'est pas qu'une parade pour camoufler l'affaire des « subprimes » dont
Toujours est-il que sur Facebook, les « amis » de Jérôme Keriel se sont évaporés les uns après les autres (Nick Leeson, lui, en 1995 quand il avait fait chuter
La morale de l'histoire, dixit certains, serait de tout simplement « supprimer les bonus » liés aux résultats de l'entreprise, de manière à ne pas s'exposer à ce genre de pratique (car il aurait fait ça pour améliorer les résultats de
PS : Zaza, j'espère que tu as tout bien compris au monde obscur de
PS2 : Patrice, la prochaine fois, j'essayerai de t'expliquer tout ça en alexandrins;-)
Dans la vie, y'a toujours un dominant et un dominé (dixit mon prof de théâtre). Il se trouve que sur terre, ce sont plutôt les Etats-Unis qui dominent, et en ce qui concerne l'économie, ce n'est pas mister George (Bush) mais plutôt mister Ben (Bernanke) qui fait la pluie et le beau temps (ou plutôt le non mauvais temps en essayant d'empêcher les tempêtes financières). Car c'est lui qui dirige
Alors voilà, l'annonce faite mardi 22 janvier, par mister Ben de la baisse record (-0,75 points) de ce taux directeur a permis de soutenir les bourses mondiales, notamment parce que par voie de conséquence les entreprises peuvent emprunter à moindre coût, ce qui peut laisser présager des résultats futurs positifs. C'est pas simple, l'économie !?!